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L'importance
de l'avant-contrat Précisons tout d'abord que la
signature d'un avant-contrat n'est pas légalement obligatoire.
Mais il est indispensable dans la pratique : en effet, au moment
de l'accord, l'acheteur ne dispose généralement pas
encore de tous les éléments d'information (droit de
préemption éventuel, absence de servitudes, etc.).
Dans la pratique, l'appel à un professionnel (agent immobilier)
est lui aussi indispensable, étant donné la complexité de
la matière et l'importance des engagements pris. En effet,
les termes de cet avant-contrat sont essentiels puisque le contrat
définitif ne fera en principe que les reprendre.
Généralement, son coût est déduit, selon les cas, de la commission de l'agent immobilier. Il ne représente donc aucun surcoût réel pour les parties concernées.
Avec la mise en application de
la loi "Solidarité et Renouvellement Urbains" au
1er juin 2001, un délai de rétractation a été institué au
profit de l'acquéreur non professionnel. Un particulier
qui signe un avant-contrat dispose désormais d'un délai
de sept jours pour changer d'avis en informant le vendeur par acte
d'huissier ou lettre recommandée avec AR. Quand
le vendeur est un particulier, il n'a pas le droit de réclamer
le versement d'une somme d'argent avant la fin du délai de
rétractation. A l'inverse, quand il s'agit d'un logement
neuf ou en état futur d'achèvement ou quand le vendeur est
un professionnel, l'avant-contrat peut prévoir le versement
d'une indemnité d'immobilisation.
Dans tous les cas, quand
l'acheteur se rétracte, il doit récupérer les sommes éventuellement
versées dans un délai de 21 jours à compter du lendemain
de la date de rétractation.
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